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Patrimoine mondial de l'UNESCO à caractère viticole

Tous les biens - Étude détaillée d'une candidature : Lavaux en Suisse (entre Lausanne et Vevey, sur les rives du lac Léman)


par Philippe Margot


L'article en ligne est complété par 12 PDF qui détaillent :
- les 9 biens qui sont des paysages culturels où la vigne joue un rôle prépondérant,
- les 3 biens qui sont des paysages culturels mixtes où la vigne est présente.


Introduction au patrimoine mondial de l'UNESCO


Le Pont du Gard
Le Pont du Gard, un aqueduc romain inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO en 1985.
Cet aqueduc qui mesurait plus de 50 km de long, enjambe le Gard sur trois étages ; il est le vestige d'un pont et permettait d'amener de l'eau d'une source située à Uzès jusqu'à Nîmes.
Le Pont du Gard est un chef d'œuvre de précision. Sa pente était de 34 cm au kilomètre. Ainsi, avec la gravité l'eau mettait une journée entière pour parcourir ce réseau offrant à Nîmes quelque 20'000 mètres cube d'eau quotidiens.


Généralités :

Notre patrimoine mondial                             

Le patrimoine est l'héritage du passé dont nous profitons aujourd'hui et que nous transmettons aux générations à venir. Nos patrimoines culturel et naturel sont deux sources irremplaçables de vie et d'inspiration. Des lieux aussi extraordinaires et divers que les étendues sauvages du parc national de Serengeti en Afrique orientale, les Pyramides d'Égypte, la Grande Barrière d'Australie et les cathédrales baroques d'Amérique latine constituent le patrimoine de notre monde.

Ce qui rend exceptionnel le concept de patrimoine mondial est son application universelle. Les sites du patrimoine mondial appartiennent à tous les peuples du monde, sans tenir compte du territoire sur lequel ils sont situés.

Patrimoine mondial de l'Unesco

L'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO de l'anglais: United Nations Educational, Scientific and Cultural Organization) encourage l'identification, la protection et la préservation du patrimoine culturel et naturel à travers le monde considéré comme ayant une valeur exceptionnelle pour l'humanité. Cela fait l'objet d'un traité international intitulé Convention concernant la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel, adopté par l'UNESCO en 1972.

La mission de l'UNESCO en faveur du patrimoine mondial consiste à :
  • Encourager les pays à signer la Convention du patrimoine mondial et à assurer la protection de leur patrimoine naturel et culturel;
  • Encourager les États parties à la Convention à proposer des sites sur leur territoire national pour inscription sur la Liste du patrimoine mondial;
  • Encourager les États parties à élaborer des plans de gestion et à mettre en place des systèmes de soumission de rapports sur l'état de conservation des sites du patrimoine mondial;
  • Aider les États parties à sauvegarder les sites du patrimoine mondial en leur fournissant une assistance technique et une formation professionnelle;
  • Fournir une assistance d'urgence aux sites du patrimoine mondial en cas de danger immédiat;
  • Appuyer les activités menées par les États parties pour sensibiliser le public à la préservation du patrimoine mondial;
  • Encourager la participation des populations locales à la préservation de leur patrimoine culturel et naturel;
  • Encourager la coopération internationale dans le domaine de la conservation du patrimoine culturel et naturel du monde.
890 biens sont inscrits sur la Liste du patrimoine mondial (état juillet 2009) - 689 biens culturels, 176 naturels et 25 mixtes, répartis dans 148 États. Depuis avril 2009, 186 États ont ratifié la Convention du Patrimoine mondial.


Cathédrale d'Aix-la-Chapelle
Cathédrale d'Aix-la-Chapelle (Aachen Cathedral) au patrimoine mondial en 1970, bien réf. 3.


L'inscription du premier bien dans le monde, la Cathédrale d'Aix-la-Chapelle (Allemagne), remonte à 1978. Le premier bien inscrit au patrimoine mondial en Suisse en 1983 est le Couvent bénédictin Saint-Jean-des-Sœurs à Müstair (Canton des Grisons - Suisse). Puis en une trentaine d'années, ce sont plus de 850 inscriptions à ce patrimoine qui deviennent lourdes à gérer par l'UNESCO, organisme chargé d'en assurer le contrôle. La moyenne théorique des inscriptions représente plus de 27 biens nouveaux chaque année.

En 1994, le Comité du patrimoine mondial lançait la Stratégie globale pour une Liste du patrimoine mondial équilibrée, représentative et crédible. Son objectif est de s'assurer que la Liste reflète bien la diversité culturelle et naturelle des biens de valeur universelle exceptionnelle.

Vingt-deux ans après l'adoption de la Convention concernant la protection du patrimoine mondial culturel et naturel, la Liste du patrimoine mondial présentait en effet un déséquilibre en termes de types de biens et de régions géographiques représentés: sur les 410 biens inscrits, situés en grande majorité dans des pays développés et principalement en Europe, on comptait 304 sites culturels, mais seulement 90 sites naturels et 16 sites mixtes. Les sites naturels n'ont pas été modelés par la main de l'homme, comme, par exemple en Suisse, le site " Jungfrau-Aletsch-Bietschhorn (2001, extension 2007) ". Les sites mixtes, peu nombreux (aucun en Suisse) sont représentés, par exemple, au Pérou par le site " Sanctuaire historique de Machu Picchu (1983) ", ou en Suède par le site " Région de Laponie (1996) ".

Dans l'étude de vulgarisation de base nous avons choisi comme exemple la candidature de Lavaux pour démontrer que l'accession au patrimoine mondial est une opération d'envergure et que le bien doit être assorti de qualités remarquables exceptionnelles et universelles.

Les autres quelques biens à caractère viticole, ils sont peu nombreux sur un total en 2008 de 878 biens pour l'humanité tout entière, sont décrits en détail ci-après. Dans cette deuxième partie, nous vous présentons chacun de ces biens dans l'ordre de leur inscription sur la Liste du patrimoine mondial.

Précisons d'emblée que les critères de sélection fixés par l'UNESCO sont d'une exigence limitative, raison pour laquelle, la sélection des biens viticoles de notre étude ne représente qu'un bien faible pourcentage de l'ensemble :

9 biens sont des paysages culturels où la vigne joue un rôle prépondérant.
3 biens sont des paysages culturels mixtes où la vigne est présente.


Le Pont de pierre, Bordeaux
Le pont de Pierre à Bordeaux, 486 mètres, 17 arches, conçu par les ingénieurs Deschamps et Billaudel, est le premier pont construit en ville, ouvert à la circulation en 1822 dans cette capitale du vin. Bordeaux, Port de la Lune au patrimoine mondial en 2007, réf. 1256.


Les critères de sélection

Pour figurer sur la Liste du patrimoine mondial, les sites doivent avoir une valeur universelle exceptionnelle et satisfaire à au moins un des dix critères de sélection. Ces critères sont expliqués dans les Orientations devant guider la mise en œuvre de la Convention du patrimoine mondial qui est, avec le texte de la Convention, le principal outil de travail pour tout ce qui concerne le patrimoine mondial. Les critères sont régulièrement révisés par le Comité pour rester en phase avec l'évolution du concept même de patrimoine mondial.

Jusqu'à la fin de 2004, les sites du patrimoine mondial étaient sélectionnés sur la base de six critères culturels et quatre critères naturels. Avec l'adoption de la version révisée des Orientations, il n'existe plus qu'un ensemble unique de dix critères.

Critères culturels Critères naturels
Orientations 2002 (i) (ii) (iii) (iv) (v) (vi) (i) (ii) (iii) (iv)
Orientations 2005 (i) (ii) (iii) (iv) (v) (vi) (i) (ix) (vii) (x)


Critères de sélection :
i. Représenter un chef-d'œuvre du génie créateur humain;
ii. Témoigner d'un échange d'influences considérable pendant une période donnée ou dans une aire culturelle déterminée, sur le développement de l'architecture ou de la technologie, des arts monumentaux, de la planification des villes ou de la création de paysages;
iii. Apporter un témoignage unique ou du moins exceptionnel sur une tradition culturelle ou une civilisation vivante ou disparue;
iv. Offrir un exemple éminent d'un type de construction ou d'ensemble architectural ou technologique ou de paysage illustrant une ou des période(s) significative(s) de l'histoire humaine;
v. Etre un exemple éminent d'établissement humain traditionnel, de l'utilisation traditionnelle du territoire ou de la mer, qui soit représentatif d'une culture (ou de cultures), ou de l'interaction humaine avec l'environnement, spécialement quand celui-ci est devenu vulnérable sous l'impact d'une mutation irréversible ;
vi. Etre directement ou matériellement associé à des événements ou des traditions vivantes, des idées, des croyances ou des oeuvres artistiques et littéraires ayant une signification universelle exceptionnelle. (Le Comité considère que ce critère doit préférablement être utilisé en conjonction avec d'autres critères);
vii. Représenter des phénomènes naturels ou des aires d'une beauté naturelle et d'une importance esthétique exceptionnelles;
viii. Etre des exemples éminemment représentatifs des grands stades de l'histoire de la terre, y compris le témoignage de la vie, de processus géologiques en cours dans le développement des formes terrestres ou d'éléments géomorphiques ou physiographiques ayant une grande signification;
ix. Etre des exemples éminemment représentatifs de processus écologiques et biologiques en cours dans l'évolution et le développement des écosystèmes et communautés de plantes et d'animaux terrestres, aquatiques, côtiers et marins;
x. Contenir les habitats naturels les plus représentatifs et les plus importants pour la conservation in situ de la diversité biologique, y compris ceux où survivent des espèces menacées ayant une valeur universelle exceptionnelle du point de vue de la science ou de la conservation.
La protection, la gestion, l'authenticité et l'intégrité des biens sont également des considérations importantes.

Depuis 1992, les interactions majeures entre les hommes et le milieu naturel sont reconnues comme constituant des paysages culturels.

Source & Copyright © 1992-2008 UNESCO Centre du patrimoine mondial, Tous droits réservés.

Lavaux, Dézaley
Lavaux, vue plongeante du Dézaley - Vaud - Suisse - au patrimoine mondial de l'UNESCO dès le 27 juin 2007, bien réf.1243.


Inscription de nouveaux sites sur la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO

Le Comité du patrimoine mondial étudie chaque année les demandes d'inscription de nouveaux sites sur la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO pour se réunir à une session de sélection dans une ville importante, par rotation en juin - juillet.

Par exemple, le dernier communiqué préliminaire du lundi 23 juin 2008 :

Inscription de nouveaux sites sur la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO à Québec (Canada)

Le Comité du patrimoine mondial va étudier les demandes d'inscription de nouveaux biens sur la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO lorsqu'il se réunira pour sa 32e session à Québec, au Canada, du 2 au 10 juillet 2008.

Pour coïncider avec la célébration du 400e anniversaire de la fondation de la ville de Québec, le Canada a invité la session de cette année. Lors de celle-ci, 41 États parties de la Convention du patrimoine mondial présenteront les biens qu'ils souhaitent voir inscrire sur la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO. Parmi eux se trouvent cinq pays qui n'ont pas de sites inscrits sur la Liste : le Kirghizistan, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, Saint-Marin, l'Arabie Saoudite et le Vanuatu.

Le comité examinera également l'état de conservation de 30 sites inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en péril et pourra décider d'ajouter de nouveaux sites sur cette liste de biens dont la préservation requiert une attention particulière. La Liste du patrimoine en péril concerne des sites menacés par des problèmes comme les catastrophes naturelles, le pillage, la pollution et le tourisme de masse mal contrôlé, qui pourraient avoir un impact négatif sur les valeurs universelles pour lesquelles ces sites ont été inscrits sur la Liste du patrimoine mondial.

Parmi les sites de la Liste du patrimoine en péril, le paysage culturel de la vallée de l'Elbe à Dresde, en Allemagne, sera examiné avec une attention toute particulière. En accord avec la décision prise lors de sa dernière réunion, le Comité décidera si le site peut rester sur la Liste du patrimoine mondial ou si la construction d'un pont au cœur-même du paysage en justifie le retrait.

Les biens proposés par les États-parties pour inscription sur la Liste du patrimoine mondial comprennent 13 sites naturels et 34 sites culturels (voir les listes ci-dessous), deux des biens étant des sites transfrontaliers et cinq des extensions de biens déjà inscrits sur la Liste.

À ce jour, la Convention concernant la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel, adoptée par l'UNESCO en 1972, protège 851 biens d'une "valeur universelle exceptionnelle", dont 660 sites culturels, 166 sites naturels et 25 sites mixtes dans 141 États parties.

La Convention encourage la coopération internationale pour sauvegarder le patrimoine commun de l'humanité. Avec 185 États parties, il s'agit d'un des instruments juridiques internationaux les plus largement ratifiés. En signant la convention, les États-parties s'engagent à préserver les sites inscrits sur la Liste du patrimoine mondial mais également des sites d'importance régionale ou nationale, en fournissant notamment un cadre juridique et réglementaire approprié.

Le Comité du patrimoine mondial, responsable de la mise en œuvre de la Convention de 1972, est composé de représentants de 21 pays, élu par les États parties pour un mandat pouvant aller jusqu'à six ans. Chaque année, le Comité inscrit de nouveaux sites, proposés par les États partis, à la Liste. Les candidatures sont examinées par deux instances consultatives : les biens culturels par le Conseil international des monuments et des sites (ICOMOS) et les biens naturels par l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) qui transmettent leurs recommandations au Comité. Le Centre international d'études pour la préservation et la restauration des biens culturels (ICCROM) fournit un avis d'expert sur la préservation et propose des formations en techniques de restauration.

Le Comité du patrimoine mondial examine également les rapports sur l'état de conservation des sites inscrits et demande aux États-parties de prendre des mesures de conservation et de préservation si nécessaire. Le Comité dispose de plus de 4 millions de dollars par an, provenant du fonds mondial du patrimoine, pour des interventions d'urgence, la formation d'experts et appuyer la coopération internationale. Le Centre du patrimoine mondial de l'UNESCO est le secrétariat du Comité du patrimoine mondial.

Les journalistes accrédités pourront assister à la cérémonie d'ouverture de la 32e session (le 2 juillet à 15h) avec la participation de la Présidente du Comité du patrimoine mondial, Christina Cameron (Canada), des représentants des gouvernements du Canada et du Québec, le Directeur général de l'UNESCO, Koïchiro Matsuura, le Président de la Conférence générale de l'UNESCO, George N. Anastassopoulos (Grèce) et le Président du Conseil exécutif de l'UNESCO, Olabiyi Babalola Joseph Yaï (Bénin).

Les médias seront régulièrement tenus informés du travail du Comité lors de conférences de presse, une première séance d'information étant organisée le mercredi 2 juillet à 9h.


Palais des papes, ensemble épiscopal et Pont d'Avignon
Centre historique d'Avignon : Palais des papes, ensemble épiscopal et Pont d'Avignon - bien réf. 228rev. au patrimoine mondial, 1995.


Sites naturels proposés à l'inscription sur la Liste du patrimoine mondial :
Carrière de la Fabrica Nacional de Cementos S.A. (FANCESA), Cal Orck'O, Sucre, Departamento Chuquisaca (Bolivie) ;
Parc national de Pirin (Bulgarie) ;
Les falaises fossilifères de Joggins (Canada) ;
Parc national du mont Sanqingshan (Chine) ;
Les lagons de Nouvelle-Calédonie : diversité récifale et écosystèmes associés (France) ;
Surtsey (Islande);
Bradyséisme dans les champs Phlégréens (zone archèologique-naturelle à quelques kilomètres au nord de Naples) (Italie) ;
Saryarka - steppe et lacs du Kasakhstan septentrional (Kasakhstan) ;
Réserve de biosphère du papillon monarque (Mexique) ;
Lac d'Hovsgol et son bassin versant (Mongolie) ;
Complexe naturel du "plateau de Putorana" (Fédération de Russie) ;
Haut lieu tectonique suisse Sardona (Suisse), Archipel de Socotra (Yemen).
Sites culturels proposés à l'inscription sur la Liste du patrimoine mondial :
Les centres historiques de Berat et Gjirokastra (villes du sud de l'Albanie, témoignages exceptionnels d'établissements bien préservés de l'époque ottomane dans la région des Balkans (Albanie) ;
Paysage culturel de Buenos Aires (Argentine), Place São Francisco dans la ville de São Cristóvão (Brésil) ;
Le site sacré du temple de Preah Vihear (Cambodge), Tulou de Fujian (Chine) ;
La plaine de Stari Grad (Croatie) ;
Centre historique de Camagüey (Cuba) ;
Station thermale de Luhacovice et son ensemble de bâtiments et d'équipements historiques de thermalisme (République tchèque) ;
Monuments et sites historiques de Kaesong (République démocratique populaire de Corée) ;
L'œuvre de Vauban (France);
Cités du style moderne de Berlin (Allemagne) ;
Système de fortifications au confluent des fleuves Danube et Váh in Komárno - Komárom (Hongrie/Slovaquie) ;
Chemin de fer de Kalka à Shimla (extension des chemins de fer de montagne en Inde) (Inde);
Île fluviale de Majuli sur le Brahmapoutre en Assam (Inde) ;
Paysage culturel de la province de Bali (Indonésie) ;
Les ensembles monastiques arméniens de l'Azerbaïdjan iranien (Iran, République islamique d') ;
Porte aux trois arches de Dan (Israël) ;
Lieux saints bahá'is à Haïfa et en Galilée occidentale (Israël) ;
Mantoue et Sabbioneta (Italie) ;
Hiraizumi - paysage culturel associé à la cosmologie bouddhiste de la Terre Pure (Japon) ;
Les forêts sacrées de Kaya des Mijikenda (Kenya) ;
Montagne sacrée de Sulamain-Too (Kirghizistan) ;
Villes historiques du détroit de Malacca : Melaka et George Town (Malaisie) ;
Paysage culturel du Morne (Maurice) ;
Ville protégée de San Miguel et sanctuaire de Jésus de Nazareth d'Atotonilco (Mexique) ;
Cathédrale de León (Nicaragua) ;
L'ancien site agricole de Kuk (Papouasie-Nouvelle-Guinée) ;
Centre historique de Saint-Marin et mont Titano (Saint-Marin) ;
Site archéologique de Al-Hijr (Madain Salih) (Arabie Saoudite) :
Églises en bois de la partie slovaque de la zone des Carpates (Slovaquie) ;
Art rupestre paléolithique du nord de l'Espagne (extension de la grotte d'Altamira) (Espagne) ;
Chemin de fer rhétique dans le paysage culturel de l'Albula et de la Bernina (Suisse-Italie) ;
Mur d'Antonin (extension des frontières de l'Empire Romain) (Royaume-Uni) ;
Domaine du chef Roi Mata (Vanuatu).
Lien : http://whc.unesco.org/fr/actualites/443/

Clos Vougeot et le château du clos Vougeot
Le Clos Vougeot et le château du clos Vougeot est un des plus célèbres châteaux bourguignons du domaine viticole. Le vignoble des côtes de Nuits et de Beaune, département de Côte d'Or, figure parmi les candidats au patrimoine mondial culturel de l'UNESCO en 2008 - réf. 1654.


Le jardin japonais de l'UNESCO
Le jardin japonais "Jardin de la Paix" de l'UNESCO à Paris, créé par le paysagiste Isamu Noguchi (1904-1988) en 1958 et restauré par le maître-jardinier Toemon Sano en 2001. Ce jardin est un don du Japon à l'UNESCO lors de la construction de son bâtiment (photo UNESCO Paris).

Lien : http://www.unesco.org/visit/jardin/fra/jardin.htm

Ci-après la description illustrée des sites viticoles inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO (état 2008) au titre de la valeur universelle de leurs paysages culturels, par dates d'inscription. Il vaut la peine de prendre connaissance de la description de chacun de ces biens, tant la viticulture et son environnement présentent des particularités remarquables. Ils viennent en tête des itinéraires œnotouristiques mondiaux :

Description des sites viticoles du patrimoine mondial de l'UNESCO

Les paysages viticoles sont à placer dans les sites culturels, modelés par l'homme. Ils sont généralement reconnus parmi les formes les plus remarquables de paysages résultant de l'activité humaine, à la fois par la marque qu'ils impriment au territoire et par les traditions culturelles qui leurs sont associées. Ils ont donc trouvé leur place au patrimoine mondial, dès que fut créée la catégorie permettant de les intégrer à la liste, celle des paysages culturels qui n'ont plus l'aspect naturel, puisque modelés par l'homme.

Depuis 1992, date de l'introduction de la catégorie des paysages culturels dans la Liste du patrimoine mondial, trois sites viticoles majeurs ont été inscrits, produisant des vins parmi les plus fameux du monde et façonnés eux-mêmes par cette production : l'ancienne juridiction de Saint-Émilion (grand cru de Bordeaux), la vallée du Haut-Douro (production du porto), la côte de Tokaj (tokaji aszú). Dans d'autres paysages culturels inscrits au patrimoine mondial, la vigne joue un rôle majeur (Cinqueterre, Wachau, Val de Loire, vallée du Haut-Rhin moyen, etc.). D'autres régions de vignobles font l'objet d'un dossier en préparation, ou encore figurent sur les listes indicatives de leur pays.

Mais les paysages culturels viticoles font partie de ces catégories dont il existe de nombreux exemples - qui ne sont pas tous d'une valeur universelle exceptionnelle - et dans lesquelles il peut être difficile de déterminer, entre deux sites d'égal intérêt, lequel est le plus représentatif. Il s'agit aussi d'une catégorie très variée, dans laquelle on peut déterminer des sous-catégories : dans ce cas, avant de discuter du caractère représentatif ou exceptionnel d'un site, il faut savoir de quelle sous-catégorie il est représentatif, ou dans quelle sous-catégorie il est exceptionnel. Nous voulons dire par là que le choix n'est pas toujours aisé.

1) Biens retenus au patrimoine mondial pour lesquels l'aspect viticole est le critère principal

I - Portovenere, Cinque Terre et les îles (Palmaria, Tino et Tinetto) - Italie - 1997
http://whc.unesco.org/fr/list/826

>> télécharger le descriptif (10 pages - pdf)
Portovenere, Cinque Terre et les îles (Palmaria, Tino et Tinetto)
Photo Parco Nazionale delle Cinque Terre 14


II - Juridiction de Saint-Émilion - France - 1999
http://whc.unesco.org/fr/list/932

>> télécharger le descriptif (11 pages - pdf)
Juridiction de Saint-Émilion
Photo www.saint-emilion-tourisme.com


III - Paysage culturel de la Wachau - Autriche - 2000
http://whc.unesco.org/fr/list/970

>> télécharger le descriptif (11 pages - pdf)
Paysage culturel de la Wachau
Photo UNESCO ID : 6928


IV - Val de Loire entre Sully-sur-Loire et Chalonnes - France - 2000
http://whc.unesco.org/fr/list/933

>> télécharger le descriptif (9 pages - pdf)

VIDEO - 00:03:31

Val de Loire entre Sully-sur-Loire et Chalonnes France
Photo Ph. Margot


V - Région viticole du Haut Douro - Portugal - 2001
http://whc.unesco.org/fr/list/1046

>> télécharger le descriptif (10 pages - pdf)
Région viticole du Haut Douro
Photo Ph. Margot


VI - Paysage culturel historique de la région viticole de Tokaj - 2002
http://whc.unesco.org/fr/list/1063

>> télécharger le descriptif (11 pages - pdf)
Paysage culturel historique de la région viticole de Tokaj
Photo Mészáros István-ICOMOS


VII - Vallée du Haut-Rhin moyen - Allemagne - 2002
http://whc.unesco.org/fr/list/1066

>> télécharger le descriptif (8 pages - pdf)
Vallée du Haut-Rhin moyen
Photo UNESCO


VIII - Paysage viticole de l'île de Pico - Açores - Portugal - 2004
http://whc.unesco.org/fr/list/1117

>> télécharger le descriptif (14 pages - pdf)
Paysage viticole de l'île de Pico - Açores - Portugal
Photo Filipe Pombo

Vignoble du Pico
La présentation exclusive du vignoble de Pico.


IX - Lavaux, vignoble en terrasses, Suisse - 2007
http://whc.unesco.org/fr/list/1243

>> télécharger le descriptif (27 pages - pdf)
Lavaux, vignoble en terrasses, Suisse
Photo © AILU / Régis Colombo






2) Étude détaillée de la candidature de Lavaux (Suisse)

Visitez le vignoble de Lavaux au patrimoine Mondial de l'UNESCO - 28 juin 2007.


Photo © AILU / Régis Colombo
"[...] ce vignoble de Lavaux tombant à pic et d’une seule haleine vers cette petite mer intérieure qui est notre mer à nous." (C. F. Ramuz, Vendanges)
Parcours :

1941 : L'architecte cantonal vaudois de l'époque dressa un plan de protection du Dézaley.
1977 : Initiative de l'écologiste Franz Weber qui lance l'initiative populaire "Sauver Lavaux", plébiscitée par le peuple vaudois.
Le calendrier pour parvenir à ce remarquable aboutissement peut se résumer par une grande idée, née timidement par le professeur Barblan, historien, muséologue (Genève - Paris), en 1999.
Résumé :
1999 : Proposition du professeur Barblan d'inscrire Lavaux au patrimoine mondial de l'UNESCO.
2000 : Interpellation du Grand Conseil par le député Alain Parisod.
2003 : Mandat du Conseiller d'État M. Biéler d'une pré-étude.
Novembre 2003 : Présentation aux communes concernées, soutien de celles-ci au projet de candidature.
Février 2004 : Dépôt du dossier à Berne (OFC) en vue de son inscription sur la liste indicative.
Fin décembre 2004 : Décision de la Confédération d'inscrire Lavaux sur la liste indicative suisse.
Mars 2005 : Création de l'Association pour l'inscription de Lavaux au patrimoine mondial de l'UNESCO (AILU).
Mars à novembre 2005 : Lancement des études, constitution du dossier de candidature.
15 décembre 2005 : Dépôt du dossier à l'Office fédéral de la culture (OFC).
21 décembre 2005 : Dépôt du dossier à l'UNESCO à Paris.
Août 2006 : Expertise de l'ICOMOS sur place.
14 mai 2007 : Préavis positif de l'ICOMOS International (Conseil International des Monuments et des Sites) à l'Office fédéral de la culture.
28 juin 2007 : Le Comité du patrimoine mondial a admis l'inscription de Lavaux sur la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO lors de sa 31ème session tenue à Christchurch (Nouvelle-Zélande).
20 - 22 septembre 2007 : Lavaux en fête.

Réflexions

Un long et absorbant parcours qui a nécessité une quarantaine de personnes impliquées avec passion dans cette remarquable réussite. Bravo ! Réussir la suite est primordial. Cela consiste à mettre sur pied le plan de gestion, ou "plan de vie" qui a pour but de fédérer les nombreuses organisations et institutions existantes (publiques et privées) et de conduire une politique active de développement régional. Les directives de l'UNESCO précisent que l'objectif principal d'un plan de gestion est d'assurer la pérennité des biens inscrits au patrimoine mondial. Officiellement, l'UNESCO exige ce plan de gestion du bien qui détaille secteur par secteur leur développement possible et supportable. Culture, aménagement du territoire et tourisme font l'objet d'analyses et de conseils. Une stratégie de promotion doit, par exemple, assurer l'équilibre judicieux entre le patrimoine, le vin et le tourisme.

Pour valoriser cette victoire, tout reste à faire. L'inscription n'est qu'un début.

Outre le dispositif légal déjà en vigueur, la Loi sur le plan de protection de Lavaux (LPPL), le plan de gestion de Lavaux est constitué d'un programme d'objectifs-cadres et de mesures dynamiques et positives de mise en valeur du site, constituant ainsi un instrument de "management" régional évolutif.

Déroulement

La promotrice de la candidature, soit l'Association pour l'inscription de Lavaux au patrimoine mondial de l'UNESCO (AILU) ayant brillamment terminé sa mission, l'association se dissout et a mandaté un organisme officiel, qui existe depuis une trentaine d'années, la Commission intercommunale d'urbanisme de Lavaux (CIUL) en vue de l'élaboration et du suivi du plan de gestion.

Cette dernière a désigné une "Commission CIUL - UNESCO" (CCU), chargée d'élaborer le plan de gestion. Ce "plan de vie" de Lavaux constitue ainsi la réponse la mieux adaptée aux exigences de l'UNESCO, d'une part, par la structure administrative chargée de l'appliquer et de le faire évoluer, d'autre part, par les réflexions engagées à ce jour et qui se poursuivront par l'ensemble des acteurs chargés d'engager les plans d'actions.

Le plan de gestion constitue ainsi un complément dynamique non contraignant à la Loi sur le plan de protection de Lavaux (LPPL) qui permettra de sensibiliser l'ensemble de la population aux effets de toute intervention sur le site (zones centrale et zone tampon). Les autorités régionales, convaincues de la cohérence des démarches et des propositions effectuées, pourront ainsi veiller sereinement à la pérennité du paysage culturel du vignoble de Lavaux.

Tous autres renseignements sur les sites officiels de l'Internet aux liens :
  • http://whc.unesco.org/fr/list
  • http://www.icomos.org/studies/viticoles.htm


  • Possibilité de télécharger le document PDF complet de l'étude qui a précédé l'inscription au patrimoine mondial par l'ICOMOS (ICOMOS est une organisation non gouvernementale internationale de professionnels, qui oeuvre à la conservation des monuments et des sites historiques dans le monde - International Council On Monuments and Sites) au lien : http://www.international.icomos.org/apropos.htm

    Liens pour Lavaux :
  • Site officiel pour Lavaux : http://www.lavaux-unesco-inscription.ch
  • Site officiel UNESCO : http://whc.unesco.org/fr/list/1243
  • Nota Bene

    Quelques précisions :

    Parmi les appellations de Lavaux figure Vevey-Montreux. Cette dernière n'est cependant pas englobée dans celles qui figurent au patrimoine mondial de l'UNESCO. C'est donc bien le vignoble de Corsier-sur-Vevey qui détermine la limite Est. Le document officiel détaillé établi pour ce classement précise bien :

    "Sont exclues les zones de développement d’après la Seconde Guerre mondiale dans les banlieues des centres urbains de Lausanne et Vevey–Montreux, c'est-à-dire : la zone au nord de Grandvaux et le nord-ouest de Villette, la zone au sud de Chexbres et la plus grande partie de la commune de Corseaux. Par ailleurs, la petite ville historique de Lutry a été inclue en enclave externe à la zone proposée pour inscription en raison de son importance pour l’histoire et le développement de Lavaux et la grande qualité de son architecture et de son tissu urbain."

    Nous rappelons à ce propos que les limites du bien se fondent sur celles qui sont définies par la loi du plan de protection de Lavaux (loi de 1979), qui définit la zone de vignes protégée. La principale raison de cette limite est bien basée sur l’homogénéité du vignoble, d'où la cohérence du point de vue de sa protection, l’une découlant sans aucun doute de l’autre.

    Il est donc utile de préciser ici le plan précis couvrant les 14 communes retenues dans le classement partiel de Lavaux au patrimoine mondial, c'est-à-dire :

    Lutry, Villette, Grandvaux, Cully, Riex, Epesses, Puidoux, Chexbres, Rivaz, Saint-Saphorin, Chardonne, Corseaux, Corsier-sur-Vevey et Jongny; sept villages : Aran, Grandvaux, Riex, Epesses, Rivaz, Villette et Saint-Saphorin; les hameaux de Savuit, Châtelard et Treytorrens; une population d’environ 5600 habitants. Il y a actuellement 400 à 450 kilomètres de murs de soutènement consolidant plus de 10000 terrasses, couvrant une superficie de 574 ha de vignes dans une zone de 898 ha.

    Le périmètre du bien inscrit au patrimoine mondial est composé des 7 appellations : Lutry - Villette - Epesses - Saint-Saphorin - Chardonne - et 2 appellations classées "grand cru" Dézaley et Calamin qui prouvent la qualité produite dans ces terroirs.


    Photo © AILU

    Et pour mieux localiser :


    Photo © AILU

    Plan indiquant les délimitations du bien proposé pour inscription - ne correspondant plus exactement aux limites finales approuvées par le Comité du patrimoine mondial. L'évaluation finale de l'ICOMOS a demandé une extension de la zone tampon vers Chexbres.

    Cette zone tampon comprend des zones urbanisées dans les agglomérations de Lutry et de Grandvaux. Même si elle n’est pas comprise dans le bien inscrit au patrimoine mondial, elle joue un important rôle de protection et de «cordon de sécurité» autour du site protégé. La législation actuelle (plan général d’affectation communal, par exemple) est suffisante pour garantir la qualité de ces espaces, mais le fait que le site soit inscrit à l’UNESCO assure une vigilance supplémentaire pour le contrôle de ces secteurs.

    La mention du titre "patrimoine mondial", et surtout l'utilisation du logo/emblème répond à une autorisation très stricte de la part de la commission nationale suisse auprès de l'UNESCO. Dans les milieux vignerons, pas question d'estampiller les bouteilles de vin avec la mention de cette reconnaissance, comme à toutes autres fins commerciales.
    L'utilisation de la mention UNESCO, sous réserve d'autorisation et de contrôle, pourra être accordée pour une utilisation touristique ou lors de manifestations culturelles.

    L'art à Lavaux :

    Un lieu où souffle l'esprit, ce magnifique paysage de vignoble en terrasses face au lac Léman et aux Alpes est célébré depuis longtemps par les peintres, les écrivains et poètes, les photographes. Depuis les récits qu'en ont fait les premiers romantiques, de Jean-Jacques Rousseau à Lord Byron, il n'a jamais cessé d'émerveiller les touristes. Gustave Courbet, François Bocion, Ferdinand Hodler et bien d'autres peintres et photographes, en ont immortalisé les panoramas. Lavaux sert également de cadre fugitif ou prégnant à de nombreux films, à l'image de Lady L de Peter Ustinov, avec Sophia Loren, en 1965, ou plus récemment, de Merci pour le chocolat de Claude Chabrol, avec Isabelle Hupert et Jacques Dutronc, en 2000.

    Le plus célèbre des spectacles, c'est La Fête des Vignerons, organisé par la Confrérie des Vignerons et célébré quatre fois par siècles depuis 1797, sur la Place du Marché de Vevey. Ce spectacle unique s'est développé sur le terreau des sociétés locales et chorales de Lavaux. Il en exprime avec bonheur et créativité renouvelée la vie et les saisons, en particulier du vigneron.

    Fête des Vignerons, Vevey
    Fête des Vigneron de 1999, place du Marché à Vevey - Suisse.

    Lien : Confrérie des Vigneron, vénérable institution de Lavaux

    Pour illustrer l'inspiration que Lavaux ne cesse de provoquer chez les artistes, citons, parmi tant d'autres, l'écrivain Charles-Ferdinand Ramuz (1878-1947), qui vient d’entrer à la Pléiade (2006). La consécration pour celui qui voulait écrire "la langue parlée" :

    "Bovard de nouveau dans sa vigne...
    Et le bon Dieu lui-même a décidé que ce serait en vignes, ayant orienté le mont comme il convient, se disant : "Je vais faire une belle pente tout exprès, dans l'exposition qu'il faut, avec l'inclinaison qu'il faut, et je vais mettre encore dans le bas la nappe de l'eau pour qu'il y ait ainsi deux soleils sur elle, que le soleil qui vient ailleurs d'en haut seulement vienne ici d'en haut et d'en bas…"
    Le bon Dieu a commencé, nous on est venu ensuite et on a fini... Le bon Dieu a fait la pente, mais nous on a fait qu'elle serve, on a fait qu'elle tienne, on a fait qu'elle dure : alors est-ce qu'on la reconnaîtrait seulement à présent, dit-il encore, sous son habillement de pierre? et ailleurs l'homme se contente de semer, planter, de retourner; nous, on l'a d'abord mise en caisses, regardez voir si ce que je dis n'est pas vrai; mise en caisses, je dis bien, mise tout entière dans des caisses et, ces caisses, il a fallu ensuite les mettre les unes sur les autres...
    Il les montre avec sa main qui monte de plus en plus, par secousses, à cause de tous ces étages, à cause de tous ces carrés de murs comme des marches. Et c'est plus du naturel, c'est du fabriqué; c'est nous, c'est fabriqué par nous, ça ne tient que grâce à nous; ça n'est plus une pente, c'est une construction, c'est une tour, c'est un devant de forteresse..."

    Charles-Ferdinand Ramuz, Passage du poète (extrait)
    Charles-Ferdinand Ramuz
    Charles-Ferdinand Ramuz (1878-1947).
    Photo ChantierRamuz@unil.ch


    Le château de Chillon - Gustave Courbet 1819-1877.


    Les hauts de Montreux - Alfred Chavannes 1836-1894.


    Le lac Léman - Ferdinand Hodler 1853-1918.

    Michel Tenthorey, artiste peintre habitant Chexbres, chantre du vignoble de Lavaux, est né à Saint-Saphorin en 1948. Autodidacte, il signe ses premières œuvres à seize ans, puis devient un peintre professionnel confirmé, très attaché à Lavaux :

    Michel Tenthorey, Le vignoble de Lavaux et la Tour de Marsens au Dézaley
    Le vignoble de Lavaux et la Tour de Marsens au Dézaley.
    Photo © Tenthorey Michel

    Michel Tenthorey, Vignes à Lavaux, en plein Dézaley, vues du lac Léman
    Vignes à Lavaux, en plein Dézaley, vues du lac Léman.
    Photo © Tenthorey Michel - ArtGallery

    Michel Tenthorey, Vignes à Lavaux, en plein Dézaley, vues du lac Léman
    Neige fondante sous la tour de Marsens (Lavaux), aquarelle de Michel Tenthorey, Chexbres.

    Pour en savoir plus : Philippe Margot, L'art pictural au travers des siècles à Lavaux (Une étude, richement illustrée, de plus de 50 pages - bientôt disponible).

    Les plus belles vues de Lavaux nous proviennent du large - Un autre exemple :

    Lavaux
    Photo Ph. Margot


    Autre prolongement, l'édition avec un livre richement illustré, sorti en septembre 2007 des presses des Éditions Favre à Lausanne. Œuvre d'un comité de rédaction et d'une trentaine d'auteurs, spécialistes dans leur domaine, Lavaux, un vignoble en terrasses, rassemble pour la première fois l'ensemble des connaissances acquises sur ce célèbre coteau : histoire, arts, nature, techniques, etc.
    Renseignements sur l'Internet au lien : www.editionsfavre.com

    Lavaux, un vignoble en terrasses
    Photo © copyright Éditions FAVRE

    Liste des biens du patrimoine mondial en Suisse - 7 biens :

    - Couvent bénédictin Saint-Jean-des-Sœurs à Müstair (1983) : http://whc.unesco.org/fr/list/269
    - Couvent de Saint-Gall (1983) : http://whc.unesco.org/fr/list/268
    - Vieille ville de Berne (1983) : http://whc.unesco.org/fr/list/267
    - Trois châteaux, muraille et remparts du bourg de Bellinzone (2000) : http://whc.unesco.org/fr/list/884
    - Jungfrau-Aletsch-Bietschhorn (2001, 2007) : http://whc.unesco.org/fr/list/1037
    - Monte San Giorgio (2003) : http://whc.unesco.org/fr/list/1090
    - Lavaux, vignoble en terrasses (2007) : http://whc.unesco.org/fr/list/1243

    Lavaux : ses appellations viticoles en intégralité et ses nombreux caveaux :

    Lavaux: ses appellations viticoles
    Photo © 2005 Lavaux.ch - L. Moreau


    Le futur pour Lavaux

    Structure administrative responsable du plan de gestion

    Créée pour mener la candidature de Lavaux à l'UNESCO, l'Association pour l'inscription de Lavaux au patrimoine mondial de l'UNESCO AIUL a passé le témoin à la Commission CIL-UNESCO (CCU), qui s'est constituée au sein de la Commission intercommunale Lavaux (CIL).

    L'existence d'un plan de gestion du site candidat à l'inscription au patrimoine mondial et la garantie de son application figurent parmi les exigences de l'UNESCO. Pour répondre à ces exigences, la Commission intercommunale de Lavaux (CIL) qui s'occupe de la sauvegarde du site depuis 1973, a constitué en son sein, après approbation du Conseil d'État du canton de Vaud en 2007, une Commission UNESCO (CCU) représentant les 14 communes concernées :



    Cette commission, en coordination avec les autorités fédérales, en particulier l'Office fédéral de la culture, est responsable d'un plan de gestion qui comprend les directives de sauvegarde du site et les mesures offrant la garantie que les caractéristiques exceptionnelles de Lavaux seront conservées et mises en valeur.

    Ce plan complète les mesures légales déjà existantes, et en l'occurrence suffisantes, par un programme de mesures dynamiques. Celles-ci visent à assurer l'évolution harmonieuse du site, tout en sauvegardant, et si possible en améliorant ses qualités actuelles.

    Quatre groupes de travail :
    Afin de mettre en œuvre ces principes, la Commission CIL-UNESCO (CCU) a constitué quatre groupes de travail couvrant l'ensemble des domaines concernés, c'est-à-dire, quatre présidents "exécutifs" des groupes de travail, composés chacun de quatre membres (état 2007) : aménagement du territoire - économie - tourisme - recherche et culture.

    Chacun de ces groupes est composé d'un président, issu des autorités politiques de l'une des 14 communes du site candidat et de 3 à 5 membres permanents.


    Photo www.lavaux.com

    Principe de gestion

    Un plan de gestion fédérant les acteurs locaux - La CCU conduit ses activités de manière à y intégrer, d'une part, un maximum de participants et, d'autre part, à développer une conscience régionale de protection et de mise en valeur du site. Il importe que la démarche ne reste pas une affaire de spécialistes, mais qu'elle soit relayée et portée par l'ensemble des acteurs régionaux, en détectant et associant les institutions et actions existantes dans tous les domaines intéressant le plan de gestion.

    Stratégie de gestion

    Principes fondamentaux - Le plan de gestion se structure autour de cinq principes fondamentaux qui constituent le cadre général des réflexions dans lequel s'inscrivent les objectifs-cadres et plans d'actions :
    1. Identifier les éléments clés permettant de détecter aussi bien la vulnérabilité du paysage de Lavaux que les opportunités pour sa valorisation et les mesures destinées à protéger la valeur patrimoniale cruciale du site;
    2. Établir les recommandations pour la gestion future du site et de ses vignes, de telle sorte que l'essence même du caractère de paysage culturel soit conservée;
    3. Augmenter l'information et l'intérêt du public de Lavaux, promouvoir sa valeur éducative et culturelle, ainsi que son identité "vignoble en terrasses, face au lac et aux alpes";
    4. Promouvoir un plan de gestion commun à l'ensemble des acteurs locaux (propriétaires, résidents, vignerons, commerçants, actifs, population), afin que ceux-ci puissent mettre en œuvre les plans d'actions à l'échelle individuelle ou partenariale;
    5. Définir le système de surveillance, de suivi réactif, de coordination et d'information.
    Les objectifs-cadres, fondements stratégiques du plan de gestion :
    À ce stade des réflexions, les groupes de travail ainsi que la CIL se sont réunis chacun à de nombreuses reprises. Ils ont déterminé les objectifs-cadres correspondants, ainsi que les premières mesures de mise en œuvre (plans d'actions). La CCU a repris l'ensemble des objectifs-cadres proposés par les quatre groupes de travail afin de les évaluer, les coordonner.

    Les plans d'actions, moteurs de la stratégie de gestion et de l'implication des acteurs locaux :
    L'ensemble des propositions initiales est destiné à s'enrichir ultérieurement de plans d'actions qui définiront de manière précise les mesures de mise en œuvre du plan de gestion. Ces plans d'actions constitueront l'essence du "plan de vie" de Lavaux, chargé d'être enrichi et appliqué tout au long de l'évolution des pratiques sociales, culturelles et économiques locales.

    Le plan de gestion constitue ainsi un complément dynamique non contraignant à la Loi sur le plan de protection de Lavaux (LPPL) qui permettra de sensibiliser l'ensemble de la population aux effets de toute intervention sur le site (zones centrale et tampon).

    Mise en perspective :
    Le plan de gestion de Lavaux constitue ainsi la réponse la mieux adaptée aux exigences de l'UNESCO, d'une part par la structure administrative chargée de l'appliquer et de le faire évoluer, d'autre part par les réflexions engagées à ce jour et qui se poursuivront, enfin, par l'ensemble des acteurs chargés d'engager les plans d'actions. Les autorités régionales, convaincues de la cohérence des démarches et des propositions effectuées, pourront ainsi veiller sereinement à la pérennité du paysage culturel du vignoble de Lavaux.


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    Objectifs-cadre et fondements stratégiques

    Économie
    • Participer à l'optimisation des techniques de production et de vinification en fonction des spécificités de Lavaux;
    • Conjuguer l'application de la LPPL avec l'évolution des modes et techniques de production;
    • Développer une stratégie intégrée de présentation et communication du site.
    Tourisme
    • Définir les conditions-cadres d'un tourisme doux fondées sur la vitalité économique de Lavaux;
    • Mettre en place une stratégie de marketing assurant l'équilibre nécessaire entre la conservation du site et le développement du tourisme;
    • Faire intégrer la promotion touristique de Lavaux dans celles de la Riviera vaudoise, de Lausanne et du canton de Vaud.
    Aménagement du territoire
    • Préserver et valoriser l'écrin vivant de la zone centrale et de la zone tampon dans ses composantes naturelles et bâties;
    • Identifier, planifier et résoudre les problèmes de circulation et d'accès au site;
    • Poursuivre la sensibilisation de la population à l'ensemble des composantes naturelles et bâties du site.
    Recherche et culture
    • Établir une image pertinente et cohérente du site de Lavaux;
    • Développer la recherche dans les différents domaines en rapport avec Lavaux;
    • Prévenir les risques et catastrophes pouvant altérer le site;
    • Inventorier les éléments culturels, supports incitatifs à toute démarche de recherche ou de projet;
    • Sensibiliser les habitants et le grand public aux racines et traditions culturelles de Lavaux et à l'importance de les perpétuer;
    • Favoriser et soutenir les initiatives culturelles à Lavaux ou à son sujet.
    Politique
    • Mettre en œuvre l'application du plan de gestion;
    • Imaginer un système d'information de la population, de consultation et d'implication des acteurs locaux;
    • Établir un monitoring informant des priorités à court, moyen et long terme, de leur respect ou non.

    Photo www.lavaux.com


    ANNEXES 1




    Sources, textes, photos et autres références :

    Site officiel de la Commission Intercommunale de Lavaux (CIL) : www.lavaux-unesco.ch
    Vinorama, Rivaz : www.lavaux-vinorama.ch
    Conseil International des Monuments et des Sites - ICOMOS : www.international.icomos.org/home_fra.htm
    Organisation des Nations Unies pour l'Éducation, la Science et la Culture : portal.unesco.org/fr
    Office Fédéral de la Culture - Vignoble de Lavaux : www.nb.admin.ch/bak/themen/index.html?lang=fr
    Lavaux vignoble - tourisme : www.lavaux.ch
    Association pour l'inscription de Lavaux au patrimoine mondial de l'UNESCO : www.lavaux-unesco-inscription.ch
    Association Suisse des Vignerons Encaveurs Indépendants : www.asve.net
    Régis Colombo, photos de Lavaux : www.diapo.ch/galerie.php/7
    Swiss Castles - photos de Lavaux : www.swisscastles.ch/aviation/Vaud/lavaux.html
    Lavaux Panoramic - Découverte touristique : www.lavaux-panoramic.ch

    Lavaux Panoramic - Découverte touristique


    Dossier de candidature de Lavaux :

    En guise d'introduction au remarquable dossier de candidature de Lavaux au patrimoine mondial de l'UNESCO déposé en 2005, auquel nous vous proposons l'accès dans sa totalité, voilà la lettre de Moritz Leuenberger, Président de la Confédération suisse. Les 250 pages richement illustrées qui suivent ne sont pas étrangères au succès remporté par cette candidature.

    "En 1977, les citoyennes et citoyens vaudois ont accepté l'initiative qui inscrivait la protection du vignoble de Lavaux dans la constitution cantonale. Par cet acte démocratique, la population a voulu manifester sa volonté de préserver et d'entretenir ce paysage extraordinaire.
    Le visiteur qui découvre Lavaux est saisi par la majesté du lieu. Protection du patrimoine et exploitation des ressources naturelles résonnent ici d'une harmonie particulière. Depuis près de mille ans, ces pentes escarpées sont aménagées en terrasses et plantées de vignes. Les hommes et les femmes qui vivent de cette terre en produisant du vin habitent de séculaires villages à l'agencement compact. Les voies de transport qui sillonnaient la région dès l'époque romaine se sont aujourd'hui muées en infrastructures modernes naturellement intégrées au paysage. En face de Lavaux se dressent les Alpes, par-delà le vaste déploiement du Léman. N'est-ce pas cette conjonction du proche et du lointain, ce contraste entre labeur quotidien et panorama intangible qui confèrent à ce lieu son atmosphère particulière, son
    genius loci ?
    Ce paysage façonné dès l'origine pour créer des conditions favorables à la viticulture superpose les strates de l'activité humaine depuis la préhistoire et l'antiquité jusqu'aux temps modernes. Son canevas est la vigne et les besoins liés à son exploitation. Dans un territoire où mobilité contemporaine croissante et effacement progressif des limites entre urbanité et ruralité accentuent la pression sur le paysage, la production viticole constitue aujourd'hui encore le fondement social et économique de la région. Le vignoble de Lavaux est situé entre deux villes en pleine expansion économique, mais sa continuité culturelle doit être préservée.
    Le paysage culturel de Lavaux est extraordinaire de par sa configuration, son évolution historique et son rayonnement. Mais extraordinaire aussi la volonté de sa population qui, par voie démocratique et à l'aide de mesures légales de protection, a permis de garantir à long terme l'intégrité de Lavaux. Extraordinaire enfin le succès d'une stratégie parvenue à maintenir au cours des siècles une activité viticole rentable et concurrentielle, symbole du dynamisme de toute une région et de l'union réussie de la nature et de notre héritage culturel.
    La Suisse a été parmi les premiers États à ratifier - c'était en 1975 - la Convention de l'UNESCO pour la protection du patrimoine mondial culturel et naturel. La Liste du patrimoine mondial répertorie actuellement plus de 800 sites culturels et naturels du monde entier. Le travail et l'engagement du centre du patrimoine mondial de l'UNESCO, des différentes instances nationales et internationales et de leurs spécialistes, ainsi que, dans de nombreux cas, des actions décidées des populations ont permis de préserver un patrimoine remarquable dans sa diversité et d'en promouvoir la conscience propre et le respect des altérités culturelles. C'est avec une profonde conviction et la ferme volonté de remplir les obligations qu'impose la Convention pour la protection du patrimoine mondial que la Suisse présente aujourd'hui la candidature du vignoble de Lavaux."
    (Moritz Leuenberger)

    >> Télécharger le dossier de candidature de Lavaux

    "UNCORKING SWITZERLAND'S SECRET", par le journaliste américain Peter Jaret, AFAR Magazine, mars-avril 2010, 13 pages (anglais)
    [En ligne] http://www.cepdivin.org/articles/phmargot017_09_peter_jaret_afar_march_april_2010.pdf




    Baptême de la récolte 2007 - Lavaux
    Photo www.lavaux.com

    Pour la célébration de la vendange 2007, l'OVV a créé une étiquette spéciale tout à fait de circonstance :
    "Baptême de la récolte 2007 - Lavaux, en l'honneur de l'inscription du site au patrimoine mondial de l'UNESCO".


    A lire également : Philippe Margot, Lavaux et les peintres. De 1205 à aujourd'hui, CEPDIVIN éditeur (2011), 3ème édition : mai 2011, 117 pages.

    Télécharger une description plus historique de "Lavaux, vignoble en terrasses" :

    Philippe Margot, "Le patrimoine viticole mondial de l'UNESCO : IX - Lavaux, vignoble en terrasses", 25 pages, Cepdivin.org, juin 2008 [En ligne] http://www.cepdivin.org/articles/phmargot017_09.pdf


    3) Biens suisses répertoriés au patrimoine mondial de l'UNESCO - état 2009

    La Suisse a rejoint l'UNESCO le 28 janvier 1949.
    Le pays travaille étroitement avec l'UNESCO dans l'éducation et accueille le Bureau international d'éducation de l'UNESCO (BIE). Le BIE fait de la recherche scientifique en éducation et sert de centre de coordination.
    Plusieurs biens naturels et culturels suisses sont inscrits sur la Liste du patrimoine mondial. Ils incluent le couvent bénédictin de Saint-Jean-des-Sœurs à Müstair, situé dans une vallée des Grisons. Il possède des peintures murales extraordinaires, réalisées vers 800 ainsi que des fresques et des stucs de l'époque romane.
    Le pays contribue à plusieurs projets pour la sauvegarde du patrimoine mondial. En 2007, les objets d'art du musée de Kaboul, conservés en Suisse depuis 1989, ont été rendus à l'Afghanistan.
    La Suisse participe activement au Sommet mondial sur les sociétés de l'information (SMSI). Le gouvernement suisse a accueilli la première phase en décembre 2003, au cours de laquelle 175 pays ont adopté la Déclaration de principes et le Plan d'action. La réunion préparatoire finale pour la seconde phase a également eu lieu à Genève en 2005.

    >> télécharger le descriptif (7 pages - pdf)
    Patrimoine mondial de la Suisse
    Patrimoine mondial en Suisse - UNESCO








    4) Biens retenus au patrimoine mondial pour lesquels l'aspect viticole n'est pas le seul critère

    X - Paysage culturel de Fertö / Neusiedlersee - Burgenland, Autriche et Comté de Györ-Moson-Sopron, Hongrie - réf. 772rev - inscription : 2001.
    http://whc.unesco.org/fr/list/772

    >> télécharger le descriptif (8 pages - pdf)
    Paysage culturel de Fertö / Neusiedlersee
    Paysage culturel de Fertö / Neusiedlersee.




    XI - Vallée de l'Orcia - Province de Sienne, Toscane - Italie - réf. 1026rev - inscription : 2004.
    http://whc.unesco.org/fr/list/1026

    >> télécharger le descriptif (11 pages - pdf)
    Vallée de l'Orcia - Province de Sienne
    Vallée de l'Orcia - Province de Sienne.


    XII - Bordeaux, Port de la Lune - Région Aquitaine – Département de la Gironde – France – réf. 1256 – inscription 2007.
    http://whc.unesco.org/fr/list/1256/

    >> télécharger le descriptif (6 pages - pdf)

    VIDEO - 00:05:47

    Le Port de la Lune à l'UNESCO par villedebordeaux
    Bordeaux, Port de la Lune
    Bordeaux, Port de la Lune.


    XIII - Paysage culturel de La Côte amalfitaine - province de Salerne, Campanie - Italie - réf. 830 - inscription 1997.
    http://whc.unesco.org/fr/list/830

    >> télécharger le descriptif (42 pages - pdf)

    VIDEO - 00:02:57
    Côte amalfitaine
    Vue de Ravello sur la Côte amalfitaine


    ANNEXES 2

    • VITOUR - Le réseau européen des vignobles du parimoine mondial de l'UNESCO
      Créé à l'initiative de la Mission Val de Loire et d'Interloire, l'Interprofession des Vins du Val de Loire, le réseau VITOUR réunit sept vignobles européens inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.

      >> télécharger le descriptif (2 pages - pdf)


    • Chaire UNESCO Vin & Culture
      La chaire UNESCO "Culture et Traditions du Vin" portée par l'Université de Bourgogne s'inscrit dans une optique de développement et de diffusion de tous les savoirs et les traditions touchant à la vigne et au vin. Elle s'appuie sur un réseau international de partenaires, en particulier d'établissements d'enseignement supérieur qui pourront ainsi dynamiser et enrichir ces projets. De surcroît, cet objectif de développement et de diffusion de tous les savoirs et les traditions touchant à la vigne et au vin implique une action pluridisciplinaire justifiant totalement le double point d'ancrage de la chaire à l'Université de Bourgogne au sein de Institut Universitaire de la Vigne et du Vin et la Maison des Sciences de l'Homme de Dijon.

      >> télécharger le descriptif (2 pages - pdf)






    Copyright :
    © Encyclopédie
    Philippe MARGOT, Journaliste du vin
    Quai de la Veveyse 6
    CH-1800 VEVEY
    phmargot@freesurf.ch

    mise en ligne : 20/09/2007
    modifié : juillet 2010

    POUR CITER CET ARTICLE :
    Philippe Margot, "Le patrimoine viticole mondial de l'UNESCO, Étude détaillée de la candidature de Lavaux (Suisse)", Cepdivin.org, septembre 2007, [En ligne] http://www.cepdivin.org/articles/phmargot017.html (Page consultée le ).



    Philippe MARGOT : auteur du livre LE VIN de la Bouteille au Verre aux éditions Ketty & Alexandre, 1063 Chapelle-sur-Moudon (Suisse) - N° ISBN 2-88114-045-9 ; du glossaire des Mots de la Vigne, du Vin et des Alcools mais aussi des Mots de la Cuisine, de la Gastronomie et de l'Oenotourisme, sur le site http://www.cavesa.ch ; du florilège "A boire et à manger", Citations sur la Vigne, le Vin, la Gastronomie.

    Pour en savoir plus : Philippe Margot, journaliste vitivinicolePage perso de Philippe MARGOT


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