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GÉRARD DE PALÉZIEUX
Vigne, Raisin, Vin, Flacons, Bouteilles, Étiquettes dans son œuvre (20)

par Philippe Margot


Petit glossaire de l'estampe

Définitions extraites de l'excellent site : www.estampes.ch dont nous recommandons la visite.

Estampe



Une estampe est l'empreinte réalisée à l'encre sur un support souple à partir d'une matrice. C'est donc une image imprimée sur papier. Le monde de l'estampe est tant celui des techniques d'impression que celui de l'art. Grâce à elle, les hommes ont pu multiplier et diffuser des images.
Très vite, les artistes ont saisi les avantages de ce moyen d'expression majeur et s'en sont servi pour réaliser des œuvres d'art à part entière. L'estampe se distingue donc de la peinture et du dessin du fait qu'elle est imprimée et peut donc exister à plusieurs exemplaires. Son support privilégié étant le papier, elle fait partie des arts graphiques.
Elle est souvent synonyme de gravure, car une plaque de bois ou de métal est gravée pour obtenir la matrice d'impression. Le mot estampe est toutefois plus générique que celui de gravure, car il comprend aussi les images imprimées par report ou par contact, sans qu'il n'y ait de gravure à proprement parler.

Taille d'épargne



La taille d'épargne est une technique qui porte bien son nom, puisque le graveur épargne le dessin. Il creuse la matrice de bois ou de linoléum, laissant intact le trait qui émerge en relief pour recevoir l'encre. On parle alors d'impression en relief, puisque ce sont les surfaces, et non les creux, qui reçoivent l'encre et forment le motif.

Gravure sur bois



La gravure sur bois fait partie des techniques d'impression dites en relief. Une image est imprimée sur une feuille de papier à partir du motif dégagé d'un bloc de bois.
Procédé
Le graveur esquisse son dessin sur un bloc de bois. Le contour du dessin est creusé au canif, au burin, au ciseau ou à la gouge. Tout ce qui est gravé apparaîtra en blanc à l'impression.
Lorsque la taille est terminée, le dessin initial apparaît en relief sur le support de bois, d'où le nom de taille d'épargne.
Encrage
Pour encrer le relief de la matrice en bois, on utilise un rouleau ou un tampon, avec une encre suffisamment ferme pour ne pas couler dans les creux.
Impression
On applique une feuille de papier contre le relief encré du bloc de bois. L'encre est transférée sur le papier par divers moyens : en frottant avec une cuiller ou en utilisant une presse.
Caractéristiques
La gravure sur bois oblige l'artiste à penser en termes de noir et blanc. Il n'est en effet pas possible d'obtenir des valeurs de gris, puisque toute éraflure sur la surface du bois apparaîtra en blanc à l'impression.

Repères historiques
En Occident, la gravure sur bois est employée sans discontinuer du XVe au XXIe siècle. Cette technique sert d'abord de procédé de reproduction pour l'imagerie populaire et religieuse. Puis l'invention de la typographie par Gutenberg initie l'essor du livre imprimé. La gravure sur bois est alors utilisée pour réaliser les illustrations qui accompagnent le texte. L'usage de la presse permet désormais des tirages à des centaines, voire des milliers d'exemplaires.
Au XVIe siècle se développe en Italie et en Allemagne le bois en couleurs, dit aussi camaïeu ou gravure en clair-obscur. Ces gravures en couleurs sont réalisées à l'aide de plusieurs planches, une par couleur. Au XIXe siècle, l'usage du bois de bout se répand pour l'illustration de journaux notamment.
Pour sa force d'expression, la gravure sur bois est toujours prisée des artistes aujourd'hui.

Linogravure



La linogravure utilise le linoléum comme support de base.
Procédé
On creuse ce qui doit rester blanc : ainsi les parties à encrer forment un relief. Le principe est donc le même que pour la gravure sur bois.
Caractéristiques
Le linoléum offre l'avantage d'être une matière souple, plus tendre, donc plus facile à tailler que le bois. On peut faire des tirages en couleurs avec plusieurs linos imprimés l'un après l'autre sur la même feuille.

Repères historiques
Inventé au milieu du XIXe siècle, le revêtement qu'est le linoléum n'a pas été tout de suite employé par les artistes comme support d'impression. Son faible coût en a fait un succédané idéal du bois tout au long du XXe siècle.

Taille-douce



L'impression en creux aussi appelée taille-douce couvre un ensemble de techniques où le dessin est gravé directement sur une plaque de métal. Le mot taille-douce évoque la souplesse du cuivre qui enregistre toutes les inflexions de la main de l'artiste.
Procédés
Selon la manière dont le dessin est gravé sur le métal, On distingue deux groupes de procédés : la taille directe et la taille indirecte à l'acide.

Taille directe



Utilisation d'un outil pour graver les traits directement sur la plaque. Principales techniques de taille directe :
Burin
Pointe sèche
Manière noire
Manière crayon, roulette

Gravure à l'acide



Utilisation d'un acide pour graver les traits sur la plaque. Principales techniques de gravure à l'acide :
Eau-forte
Vernis mou
Aquatinte

Taille-douce
L'encrage
Ce sont les sillons creusés qui reçoivent l'encre lors de l'impression. Cette opération est réalisée à la main avec une mousseline ou à l'aide d'un tampon. Le surplus d'encre déposé sur la surface plane du métal est délicatement essuyé avec la paume de la main.
Impression
La plaque est ensuite recouverte d'une feuille de papier. Pour permettre le démoulage de l'encre contenue dans les tailles, la plaque et la feuille sont passées entre les rouleaux d'une presse. Lorsqu'on soulève la feuille, on y découvre l'image imprimée qui restitue en sens inverse celle gravée dans la plaque.
Caractéristiques
Comme son nom l'indique, la taille-douce donne des nuances de gris selon la profondeur des creux (plus ils sont profonds, plus ils sont noirs). La plaque de cuivre laisse sur le papier une empreinte appelée cuvette.

Burin



Le burin est tige d'acier de section carrée ou rectangulaire, affûtée en biseau et montée sur un manche en bois. Le burin permet d'inciser les lignes du dessin directement sur la plaque de cuivre.
Procédé
Le burin creuse sur le métal un sillon très net et franc en forme de "V". C'est la pression de la main sur l'outil qui détermine la profondeur de la taille sur le métal et par conséquent la densité de la ligne imprimée. Difficile à manier, le burin requiert un long apprentissage.
Caractéristiques
Une taille profonde donne à l'impression un noir dense, alors qu'une éraflure donne du gris.

Repères historiques
Le burin est né dans les ateliers des orfèvres au XVe siècle. Rapidement, des artistes comme Mantegna, Schongauer et Dürer ont créé des planches considérées encore aujourd'hui comme des chefs-d'œuvre de l'histoire de la gravure.
Dès la fin du XVIe siècle, un système rigoureux de tailles et de contre-tailles régit la pratique du burin. Dès lors, par sa rigueur et sa précision, il devient la technique par excellence des graveurs professionnels. Par la profondeur de ses tailles, le burin offre l'avantage de pouvoir être tiré à des milliers d'exemplaires à partir d'une seule plaque.
Tombé peu à peu en désuétude, le burin est resté en usage au XXe siècle pour les timbres-poste et les billets de banque : gravés à la main, ils sont par contre imprimés à la machine.

Pointe sèche


La gravure à la pointe sèche consiste à tailler directement dans la plaque de métal à l'aide d'une tige d'acier aiguisée, appelée du même nom que le procédé.
Caractéristiques
Cette pointe ne creuse pas un sillon net comme le burin, mais raye et laboure le métal de façon plus irrégulière. La pointe sèche laisse sur les bords du trait des barbes de métal, qui retiennent l'encre et donnent un aspect velouté à l'impression.
Plutôt utilisée comme appoint à d'autres procédés, la pointe sèche est rarement employée seule. En effet, elle ne permet pas de faire de nombreux tirages à partir d'une même plaque de cuivre (sauf si la plaque est chromée).

Repères historiques
Dürer en 1512 et Rembrandt dans les années 1650 figurent parmi les rares artistes à avoir gravé quelques plaques entièrement à la pointe sèche.
Fragile à l'impression, le procédé ne peut pas être tiré à plus de quelques exemplaires. L'usure des tailles et des barbes modifie l'image. C'est pourquoi il faudra attendre la fin du XIXe siècle pour voir la pointe sèche réapparaître grâce à l'invention de la galvanoplastie. L'aciérage des plaques de cuivre gravées rend les délicates barbes de la pointe sèche plus résistantes. Le même niveau de qualité peut ainsi être maintenu tout au long du tirage.
Le procédé a séduit les artistes du XXe siècle pour son emploi facile et l'aspect nature, brut, de son trait.

Manière noire



Cette méthode, aussi appelée mezzotinto, utilise comme support une plaque de cuivre qui est travaillée sur toute sa surface avec différents outils. Le résultat imprimé présente une large gamme de valeurs, du blanc au noir profond en passant par différentes nuances de gris.
Procédé
Dans une première étape, on utilise le berceau. Par son balancement, cet outil produit des pointillés qui sont gravés sur toute la surface du métal. On obtient ainsi un grain sur la plaque. Si on l'imprimait à ce stade, on obtiendrait un noir profond.
Ensuite, on peut revenir au blanc en aplatissant la grenure à l'aide d'outils comme le grattoir et le brunissoir. En pressant plus ou moins fort, le graveur atténue ou fait disparaître les grains de la plaque.
Caractéristiques
Lors de l'impression, l'encre va se loger dans les creux. Les parties de la plaque qui sont profondément grenues donnent du noir. Les parties avec des grains aplatis révèlent des nuances de gris très subtils. Une surface complètement plate ne retient pas l'encre et donne donc du blanc.

Repères historiques
Inventée au milieu du XVIIe siècle en Allemagne, la manière noire est rapidement diffusée en Hollande par Vaillant. Dans les années 1670, elle se répand en Angleterre, où elle devient si populaire qu'on la nomme parfois manière anglaise. Elle sert alors à reproduire les nuances picturales des tableaux. Elle est abandonnée peu à peu au profit de l'aquatinte, de la lithographie et des procédés photomécaniques, qui permettent aussi de travailler les valeurs. Elle est rarement employée aujourd'hui, car elle requiert une grande patience.

Manière crayon



Comme son nom l'indique, le but avec cette technique est d'obtenir des traits ou des effets semblables à ceux du crayon.
Procédé
Des outils spécifiques sont utilisés pour graver une plaque de cuivre. Par exemple la roulette, petite molette rayée ou granuleuse montée en éperon sur un manche. Au moment de l'impression, l'encre se loge dans les sillons creusés sur la plaque.

Repères historiques
C'est l'inventeur de la manière noire, Van Siegen, qui met au point l'outil qu'est la roulette. La manière crayon se développe au XVIIIe siècle en France et a surtout été employée pour reproduire les dessins des grands maîtres. Elle est supplantée au XIXe siècle par la lithographie, plus directe à rendre l'effet du crayon. Seule la roulette est encore utilisée aujourd'hui comme outil de retouche.

Eau-forte



L'eau-forte se caractérise par le fait que le métal est mordu par un acide plutôt que taillé par un outil.
Procédé
La plaque est recouverte d'une fine couche de vernis dur, protecteur et imperméable. L'artiste dessine sur ce vernis avec une pointe, mettant le cuivre à nu.
Puis il plonge la plaque dans l'acide. Les endroits découverts par la pointe seront alors mordus, plus ou moins profondément selon le temps d'immersion. Enfin, le vernis est enlevé et la plaque peut être encrée.
Caractéristiques
Puisque c'est l'acide qui creuse le métal, il n'y a pas de contrainte due à la résistance de la matière. Plus les traits seront profonds, plus ils seront noirs à l'impression.



Repères historiques
L'eau-forte est la technique par excellence des peintres-graveurs. Nombreux sont les artistes qui apprécient la liberté de dessin qu'elle offre. C'est pourquoi elle est toujours courante aujourd'hui.
Sa découverte au début du XVIe siècle s'inspirait d'une technique en usage chez les armuriers depuis le XIVe siècle. C'est pourquoi les premières expériences de Daniel Hopfer, Urs Graf et Albrecht Dürer dans les années 1510 en Allemagne sont réalisées sur du fer. Il faudra attendre quelques décennies pour qu'on trouve l'acide adéquat pour le cuivre et que cette technique puisse se répandre.
Le XVIIe siècle est l'âge d'or de l'eau-forte dans toute l'Europe, alors qu'elle se concentre plus sur l'Italie au siècle suivant. La seconde moitié du XIXe siècle marque le renouveau de l'eau-forte.

Vernis mou





Avec cette technique, l'artiste dessine directement sur la plaque de métal qui est ensuite creusée par un acide.
Procédé
La plaque est recouverte d'un vernis tendre. Ensuite, on place dessus une feuille de papier sur laquelle on dessine en pressant fortement avec le crayon. Lorsqu'on enlève la feuille, le vernis colle au verso. Les traits ainsi dégagés sont mordus à l'acide.
Caractéristiques
Le trait gravé garde la structure du papier et ressemble à celui d'un crayon. Le vernis mou est rarement utilisé seul, mais plutôt combiné avec d'autre technique de gravure.

Repères historiques
Le vernis mou apparaît à la fin du XVIIIe siècle, en même temps que la manière crayon, pour reproduire des dessins. Il ressurgit en tant que moyen d'expression un siècle plus tard, au temps des expérimentations des graveurs impressionnistes.
Aujourd'hui, il est surtout apprécié pour sa capacité à prendre l'empreinte de tout matériau ou objet appliqué dessus (textiles, feuilles, fleurs, etc.). Il est souvent combiné avec d'autres techniques.

Plume



"La grande vague de Kanagaw a" est une estampe japonaise publiée vers 1831 par le peintre japonais, Katsushika Hokusaï, spécialiste de l'ukiyo-e. Cette estampe est la plus célèbre d'une série de 46 œuvres réalisées entre 1760 et 1849, intitulées "Les 36 vues du mont Fuji".

C'est un moyen de gravure en creux sur zinc ou cuivre. Il consiste à dessiner à la plume ou à peindre au pinceau sur une plaque métallique bien polie avec de l'encre. Quand l'encre est bien prise, il faut recouvrir la plaque d'une couche mince de vernis, le vernis sec il faut plonger la plaque dans un bain d'eau, qui a pour but d'enlever la couche de vernis qui recouvre les endroits où la plaque est couverte d'encre, le métal s'en trouve mis à nu, il reste à plonger la plaque dans un bain d'acide nitrique. Pour faciliter la dissolution des vernis dans l'eau, vous pouvez additionner l'encre de sucre.

Aquatinte





Cette technique est un dérivé de l'eau-forte qui permet d'obtenir une surface composée de points plutôt que de traits.
Procédé
Au début du travail, des particules de résine de colophane sont saupoudrées sur la plaque, qui est ensuite chauffée pour les faire fondre et adhérer à la surface. Cette fine poussière forme un réseau de petits grains, autour desquels l'acide pourra creuser. Comme pour l'eau-forte, la morsure peut être plus ou moins profonde, selon l'effet désiré. Enfin, on dissout la résine et on encre la structure granuleuse creusée dans la plaque. À l'impression, on obtient une surface constituée de points.
Caractéristiques
Sur le plan visuel, ces différents grains sont perçus comme des demi-tons, allant du gris léger au noir soutenu. Cette technique est souvent employée en complément de l'eau-forte. Elle correspond alors au lavis ajouté à un dessin à la plume, créant des ombres avec des effets de teinte.



Repères historiques
Une série d'expériences par divers artistes a conduit à la mise au point de l'aquatinte au XVIIIe siècle. Le Prince revendique en 1768-69 l'invention de ce qu'il nomme la manière au lavis. Peu après, Goya lui donne ses lettres de noblesse.
Les Impressionnistes, notamment Degas, Manet, Pissarro et Mary Cassatt, vont aimer ses nuances tonales. Depuis lors, l'aquatinte n'a cessé d'être utilisée, principalement en complément à l'eau-forte.

Lithographie





Étymologiquement dessin sur pierre, la lithographie se distingue des autres modes d'impression par le fait qu'il n'y a ni creux ni relief. La composition n'est pas gravée, mais dessinée sur une pierre calcaire. Celle-ci à été préalablement grainée par ponçage pour pouvoir recevoir le dessin.
Procédé
L'artiste dessine librement sur cette pierre avec un crayon ou une craie qui ont la particularité d'être très gras. Il peut aussi utiliser une plume avec de l'encre grasse. Pour obtenir des teintes, il peint des aplats à l'encre: on parle alors de lavis lithographique. Les zones noircies peuvent être entamées avec une pointe pour revenir au blanc (grattage). Le gras du crayon ou de l'encre pénètre dans la pierre, qui est légèrement poreuse. Il doit ensuite être fixé pour pouvoir résister à un grand tirage.



Repères historiques
L'invention en 1798 à Munich de la lithographie par Alois Senefelder constitue une véritable révolution dans le monde de l'imprimerie. En effet, depuis le XVe siècle, toutes les estampes étaient gravées. Or le principe de la litho n'implique pas de creuser la matrice.
De grands artistes s'en emparent rapidement à travers toute l'Europe, dont les paysagistes romantiques. Avec Daumier et Gavarni, elle sert à la satire sociale et politique. Les imprimés utilitaires, notamment les journaux illustrés et les affiches, vont la populariser. Dans la seconde moitié du XIXe siècle, elle connaîtra un essor particulier, initié par Bresdin et Manet. Elle va attirer de nombreux peintres, parmi lesquels les Nabis Bonnard et Vuillard.
Au XXe siècle, elle maintient sa double fonction de moyen d'expression artistique - Picasso réalise d'innombrables lithographies - et d'impression publicitaire de masse : affiches, étiquettes, etc.



Sérigraphie



Cette technique a pour ancêtre direct les procédés au pochoir, où l'encre est tamponnée manuellement à travers un patron. Avec la sérigraphie, la matrice d'impression est un écran de soie ou de tissu synthétique, aussi appelé tamis, tendu sur un cadre.
Procédé
Certaines parties des mailles de l'écran sont obturées avec des vernis ou des films plastiques, afin que l'encre ne puisse traverser. On fait ensuite passer au travers des parties perméables du tamis une encre visqueuse étalée au moyen d'une raclette.
Caractéristiques
Les couleurs posées se caractérisent par des aplats souvent assez brillants. La sérigraphie n'est pas utilisée uniquement à des fins artistiques. En effet, elle a trouvé de nombreuses applications industrielles.



Repères historiques L'usage du pochoir existe dès les débuts de l'imprimerie pour colorier à la main les estampes, le chablon garantissant une certaine régularité. À la fin du XIXe siècle, la production populaire, comme l'imagerie d'Épinal, exploite le coloriage au chablon. Apparue au début du XXe siècle, la sérigraphie est un développement des procédés au pochoir. Elle connaît ses heures de gloire dans les années 1960, aux États-Unis notamment, avec les représentants du Pop Art que sont Warhol et Lichtenstein. L'industrie et la publicité l'apprécient encore de nos jours, car elle permet de multiplier des motifs non seulement sur le papier, mais aussi sur d'autres matériaux (textile, verre, métal, plastique, etc.).

Procédés photographiques
Cet ensemble de techniques permet le transfert photographique d'une image sur un support d'impression. Celui-ci est ensuite imprimé de manière traditionnelle, en relief, en creux, à plat ou au pochoir. Il existe un grand nombre de procédés, dont voici les principaux :
Procédé

Cliché trait, similigravure, zincographie
Héliogravure
Photolithographie
Photosérigraphie
Type d'impression

Relief
Creux
Plat
Pochoir


Principe
Une couche photosensible est appliquée sur une matrice. Puis un film photographique transparent est déposé dessus et le tout est exposé à la lumière. La couche photosensible réagit en durcissant par endroits, mémorisant ainsi l'image. Cette empreinte est ensuite gravée à l'acide ou renforcée par électrolyse, afin de créer des creux ou des reliefs.

Repères historiques
Les procédés photomécaniques se multiplient à la fin du XIXe siècle, soit plusieurs décennies après l'invention de la photographie. A partir des années 1880, la mise au point de trames permet d'obtenir des demi-tons. Au XXe siècle, ces expérimentations deviennent des techniques industrielles. Les artistes continuent à employer certains procédés comme la photolithographie ou l'héliogravure. Le domaine est renouvelé par l'apport du numérique.

Estampe originale
Les gravures à base photographique ne sont pas toujours acceptées par les définitions strictes de l'estampe originale, qui estiment que la matrice n'est pas entièrement produite par la main de l'artiste. Mais on admet aujourd'hui que l'artiste peut employer tous les moyens à sa disposition pour fabriquer une estampe, tant que le résultat correspond à son intention et qu'il ne s'agit pas de la simple reproduction d'une autre œuvre.

La couleur dans l'estampe

Dans toute l'histoire de l'estampe, le noir et blanc a été nettement prédominant. C'est au XXe siècle seulement qu'on observe un certain renversement de la tendance, sans que le noir et blanc ne disparaissent pour autant.

L'estampe coloriée
L'estampe dite coloriée est rehaussée à la main. On applique de l'aquarelle ou de la gouache au pinceau, sur une gravure tirée en un seul ton, généralement du noir. On emploie parfois un pochoir pour accélérer ce travail. Cette technique existe depuis l'invention de l'estampe au XVe siècle. Beaucoup d'images populaires ont ainsi été coloriées à la main. À la fin du XVIIIe siècle, elle connaît un essor particulier en Suisse avant de se répandre en Italie et dans les pays anglo-saxons.
De nos jours, les artistes aiment différencier les tirages de leurs gravures par des rehauts à la main qui les rendent à chaque fois différentes, et donc uniques.



L'estampe en couleurs
L'estampe dite en couleurs est imprimée avec plusieurs encres d'impression. En principe, on emploie autant de matrices que de couleurs, et elles sont imprimées successivement sur une même feuille. C'est le cas du camaïeu, ou gravure sur bois en clair-obscur, dès le XVIe siècle. Deux ou trois tons, les dégradés d'une couleur, nuancent la planche de trait tirée en noir.
Vers 1890, la chromolithographie suit le même principe. Parfois dix ou vingt pierres imprimées l'une après l'autre sont nécessaires pour réaliser une seule image.
Un principe plus rare, mais en usage depuis le XVIIe siècle, consiste à mélanger plusieurs encres sur la même plaque, imprimée en un seul passage sous presse. C'est l'impression dite " à la poupée ", où les doigts de l'imprimeur, entourés d'un chiffon, encrent la plaque de cuivre de manière sélective. C'est une technique de taille-douce.



Monotype


Palézieux, Pramont, monotype, 260 x 330 mm, octobre 1998.


Le monotype est une estampe obtenue par un procédé non-reproductible, on utilise la peinture à l'huile ou l'encre d'imprimerie et on peint sur une plaque de zinc ou de cuivre non gravée, cette technique est proche de la peinture ou du dessin. Ensuite après avoir réalisé son dessin, on le passe sous la presse. Le réglage de la pression est très important. Trop de pression écraserait la peinture. Il faudra trouver un certain équilibre entre la fluidité de la peinture à l'huile ou de l'encre et la pression de la presse. On utilisera aussi un papier pour aquarelle ou gravure préalablement déposé dans un bac d'eau, puis égoutté à l'éponge. Dans cette technique, le temps est compté car le solvant de la peinture à l'huile et de l'encre d'imprimerie(essence de térébenthine) s'évaporant, elle sera plus sèche et les résultats après le passage à la presse seraient très aléatoires.

Fusain



Le fusain médium efficace et économique est contitué de charbon de saule, de platane, de tilleul ou de vigne. Le fusain de platane ou de saule est le plus dur; le plus homogène est le fusain de saule. Il est commercialisé en plusieurs épaisseurs et formes.
Sous forme de bâton, le fusain est soit tendre ou dur. Il se casse assez facilement et il est friable. Tendre, il est assez poudreux et adhère moins au papier. On l'utilise généralement pour les ombres. Dur, il s'estompe moins facilement. On l'utilise pour tout travail de précision.

Crayon Conté



Nicolas Jacques Conté prefectionne la fabrication des mines graphites et des pâtes de couleur à la fin du XVIIIe siècle.
Le crayon Conté est vendu sous forme de carrés assez larges ou sous formes de crayons, dans des teintes traditionnelles de noir, blanc, sépia ou rouge brunâtre produisant un effet similaire au fusain.
Il existe maintenant une gamme de couleur beaucoup plus vaste chez les fabricants que par le passé.
De consistance plus gras que le pastel, plus dur que le fusain, car étant moulé à partir d'un mélange de pigments, de carbone, de noir de fumée, de liant, de cire et de plastifiants, il a par ce fait une meilleur tenue, mais s'efface beaucoup plus difficilement.
On peut le casser en morceau quand il est sous forme de carré afin de l'utiliser à plat pour créer des aplats ou sur l'arête pour faire un dessin prècis.

Pastel





Léonard de Vinci fut l'un des précurseurs du pastel avec ce qu'il appelait " la technique des couleurs sèches ". Le pastel doit son entrée dans l'histoire de l'art aux grands maîtres italiens de la fin du XVIe siècle entre autre Raphaël et Michelange pour ne citer que les plus connus.
A Paris, le pastel fut la grande vogue de la moitié du XVIIIe à la fin du XIXe siècle traversant les différents mouvements artistiques avec les grands maîtres tels que Pissaro, Quentin de la Tour, Monet, Degas, Renoir, Sysley ou Cézanne.
Aujourd'hui, le Pastel refait son apparition notamment aux États Unis où il connaît actuellement un franc succès.
Technique
Il existe 2 types de pastel : le pastel sec et le pastel à l'huile. Il s'agit ici de pastel sec.
Le pastel est un bâtonnet de pigments purs.
Aucunes couleurs standards (couleurs primaires) ne sont répertoriées dans le pastel comme dans l'huile, l'acrylique ou l'aquarelle. Le mélange se fait directement sur la feuille par superposition de pigments et non à partir d'une palette.
Une fois projetée sur le papier, la poudre est fondue au doigt.
Le support est un papier émeri dont le grain accroche le pigment et donne un aspect velouté à la matière.
Pour les finitions et les traits plus précis, le bâtonnet est cassé en deux afin d'obtenir une tranche.
La dernière étape consiste à fixer l'œuvre à l'aide d'un fixatif.
Comme le sculpteur et l'argile, le pastel reste une des rares techniques qui garde le contact tactile entre l'artiste et l'œuvre. La création et la couleur jaillissent réellement du bout des doigts de l'artiste.

Plusieurs liens sur d'autres sites spécialisés sont à disposition sur l'Internet à l'adresse : www.estampes.ch

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